Allure ajustée à la pente
Une allure à plat ne vaut plus rien dès que ça monte. Indiquez celle que vous tenez, choisissez une pente : voici ce que vous courrez réellement, et à quoi votre allure sur cette pente correspondrait sur le plat.
Le coût de la pente, en entier
Le coût énergétique de la course en fonction de la pente, rapporté au plat. C'est cette courbe, et non une règle de trois, qui décide de toutes les estimations du site.
Le creux entre 0 et −12 % est le gain que rend un faux plat descendant, et il est amorti : on n'accorde qu'une part du gain énergétique, entière au plat et nulle à −12 %. Au-delà, plus rien. Une descente de trail n'est pas limitée par le souffle mais par la technicité du terrain et par les quadriceps — le gain existe tant que la pente reste douce, il disparaît dès qu'il faut freiner.
Deux choses que la courbe brute dit et qu'on ne suit pas. Elle descend jusqu'à la moitié du coût d'un plat vers −18 % : personne ne court deux fois plus vite dans une pente à 18 %. Et sous −40 % elle remonte au-dessus du plat, ce qu'on suit en revanche — à ces pentes, freiner coûte réellement plus cher que courir.
Dans l'autre sens
Par défaut, ce champ reprend le résultat ci-dessus et vous retrouvez votre allure de plat : c'est la même équation lue à l'envers. Remplacez-le par ce que votre montre a affiché pour savoir ce que votre sortie vaut réellement.
La méthode
Le coût vient du polynôme de Minetti et al. (2002), mesuré en laboratoire sur tapis incliné de −45 % à +45 %. Le site l'emploie tel quel sur les fiches course, dans l'estimateur et dans le comparateur : cette page ne fait qu'ouvrir la même fonction.
Le modèle ignore la technicité du terrain, la nature du sol, l'altitude, la chaleur et la fatigue. Au-delà de 45 % on ne court plus, on grimpe, et la courbe ne veut plus rien dire.